Élections CSE Indigo Park · 28 octobre 2022
Par qui êtes-vous représentés ?
Avant de voter en 2026, regardez ce qui s'est passé en 2022. Tous les chiffres proviennent des procès-verbaux officiels du scrutin. Les barres sont à l'échelle des inscrits de chaque collège : elles montrent le poids réel de chaque organisation. À noter : ce scrutin portait sur le périmètre Indigo Park. Celui d'octobre 2026 se tiendra sur le périmètre élargi de l'UES Indigo.
1er collège · Employés
964 inscrits · 416 votants au 1er tour · 43%
⚠ Quorum non atteint au 1er tour · les sièges ont été attribués au 2e tour · 376 votants · 39%
Abstention588 non-votants
Longueur des barres = part des 964 inscrits du collège
0employés sur 964
N'ont pas voté. Le quorum n'a pas été atteint au premier tour. Les sièges ont été attribués au second, où 164 voix ont suffi pour en obtenir 6 sur 13. Rapportée aux 964 inscrits, la liste arrivée en tête réunit 17% du collège. Toutes organisations confondues, moins de quatre employés sur dix se sont exprimés.
2e collège · Agents de maîtrise
328 inscrits · 212 votants · 65% · quorum atteint
Longueur des barres = part des 328 inscrits du collège
3e collège · Cadres
202 inscrits · 127 votants · 63% · quorum atteint
CFE-CGC65 voix · 2 sièges
Longueur des barres = part des 202 inscrits du collège
Le mur des signatures
Ils ont tout signé. C'est vous qui payez.
Cinq syndicats. Vous les voyez sur les affiches : CFE-CGC, CFDT, CGT, FO, UNIT. Ils ont un point commun que personne ne vous dit : ils signent tout, ensemble, à chaque fois, depuis 3 ans. Pas un vote contre. Pas une opposition. Rien. Voici, accord par accord, ce qui a été validé · et ce que ça vous coûte, en vrai. Chaque chiffre provient d'un document officiel. Vous pouvez tout vérifier.
0accords
0syndicats
0signatures
0opposition
Neuf accords, cinq syndicats, quarante-cinq signatures. Zéro opposition.
Votre augmentation 2026
−14 € / mois
2,5% de budget en 2025, 1,8% en 2026. À 2 000 € brut, c'est 168 € par an en moins. Un plein d'essence par mois. Sur le même exercice, le résultat net publié du groupe s'établit à 85 millions d'euros, en progression de 63%. Le détail du calcul
Le plancher 36 € supprimé
−4 320 € sur 15 ans
À 1 850 € brut : 46 € d'augmentation en 2025, 22 € en 2026. 24 € par mois perdus, 288 € par an. Un mois de salaire sur une carrière. Ce sont les petits salaires qui payent, pas ceux à 5 000 €.
Télétravail
237 € / an de votre poche
Électricité, internet, chauffage : la norme française fixe le remboursement à 2,70 € par jour. Chez Indigo, zéro. Et les téléopérateurs, dont le métier s'exerce intégralement à distance, n'y ont pas accès en pratique.
Intéressement
4 pièges
L'entreprise investit : vous touchez zéro. Un arrêt maladie ordinaire : pénalisé. Présence sous 93% (enfant malade compris) : la part tombe à zéro. Et si vous ratez le courrier, la moitié est bloquée jusqu'à la retraite.
Mutuelle
Une base qui monte
−8% affichés en 2026, mais calculés sur une base qui monte de 4 à 5% par an, automatiquement. En 2028, vous paierez plus qu'en 2025. Et l'option famille coûte 197 € par mois, plus de 10% d'un salaire net d'échelon 6.
L'argent des syndicats
800 € de terrain / an
1 200 € de subvention annuelle par syndicat, 2 déplacements remboursés et 800 € de plafond pour couvrir 670 parkings dans toute la France. Avec ces moyens, aucune organisation ne peut assurer une présence régulière sur l'ensemble des sites.
Ce que les accords ne disent pas.
Trois sujets n'apparaissent dans aucun accord signé. Ils touchent pourtant directement vos revenus.
Sujet 01
Vos Noëls divisés par 2
Bons de Noël adultes : 240 000 € en 2023, 120 000 € en 2024. Noël des enfants : 80 000 € puis 43 000 €. Sport divisé par deux. Le remboursement d'une dette a été avancé pour justifier la baisse. Sur le même exercice, les comptes annuels du comité font apparaître un excédent de 251 840 €.
Sujet 02
La cyberattaque payée par les salariés
Printemps 2025, l'activité de téléopération est interrompue plusieurs semaines. 40 salariés sont placés en chômage partiel, avec une perte d'environ 30% de leur rémunération. Le maintien intégral du salaire n'a pas été obtenu. La mesure a recueilli un avis favorable des représentants du personnel.
Sujet 03
Les agents de nuit oubliés depuis 20 ans
La situation des agents de nuit a été évoquée en réunion début 2026. Elle n'a débouché sur aucune revendication chiffrée dans la négociation annuelle. Vingt ans sans revalorisation ciblée pour ces postes.
« Ce qui régresse ne se signe pas. Point. »
Sources : avenants aux salaires minima IDCC 1090 publiés au Journal officiel, accords d'entreprise déposés, comptes publiés du groupe, procès-verbaux du scrutin 2022, bulletins de paie anonymisés. Chaque chiffre est vérifiable.
L'augmentation générale
L'augmentation, ce n'est pas eux. C'est la convention collective.
Chaque année, une augmentation générale est annoncée. Chaque année, cinq syndicats signent. Et chaque année, sur votre bulletin, il ne s'ajoute rien de plus que ce que la loi de la branche imposait déjà. Voici comment ça marche, en trois étapes.
1
La branche augmente les minimums
La convention collective couvre tous les employeurs du secteur. Quand elle relève ses salaires minimums, tous doivent suivre. C'est obligatoire. Personne chez Indigo n'a eu à le négocier.
2
L'entreprise annonce son augmentation
Indigo annonce une augmentation générale, avec un pourcentage. Sauf que l'accord contient une phrase que peu de gens ont lue : ce budget d'augmentation inclut les hausses imposées par la branche.
3
La hausse de la branche remplit l'augmentation
Pour un salarié payé au minimum de son échelon, la hausse obligatoire vient occuper la place de l'augmentation annoncée. Il ne s'ajoute rien. Ce que l'entreprise présente comme son augmentation correspond alors à ce que la branche lui impose.
2026, le calcul en clair
Voici, pour la dernière année, ce que vous devez à la convention collective de la branche, et ce que votre employeur a ajouté par-dessus.
La convention collective
+1,25%
Revalorisation moyenne des minimums de branche. Obligatoire pour tous les employeurs du secteur.
Indigo annonce
+1,20%
Augmentation générale employés inscrite dans la NAO 2026, signée par les cinq organisations.
Ajouté par l'employeur
0
L'augmentation annoncée est inférieure à ce que la branche impose déjà.
Autrement dit, pour un salarié payé au minimum de son échelon : la convention collective lui garantit 1,25%. Indigo annonce 1,20%. L'entreprise n'ajoute rien, elle annonce même moins que ce qu'elle est obligée de verser. Le préambule de la NAO 2026 mentionne qu'une nouvelle revalorisation de branche était attendue au premier semestre 2026. Cette échéance figurait donc dans l'accord au moment de sa signature.
Même mécanisme sur le panier repas. La convention fixe l'indemnité à 6,09 €. Indigo verse 6,12 €. Trois centimes au-dessus du minimum obligatoire, alors que le plafond exonéré de cotisations est à 7,50 € et que combler l'écart ne coûterait aucune charge à l'employeur.
Sources vérifiables · Avenant n°110 du 22 janvier 2026 aux salaires minima de la convention collective des services de l'automobile (IDCC 1090), étendu par arrêté du 2 avril 2026, publié au Journal officiel du 16 avril 2026, applicable au 1er mai 2026 · Revalorisation moyenne de 1,25% sur l'ensemble de la grille · Indemnité de panier fixée à 6,09 € par l'article 3 du même avenant · NAO Indigo 2026, article 2-1 et préambule.
La phrase, mot pour mot, dans l'accord
le budget d'augmentation générale inclut les augmentations conventionnelles
NAO 2023 art. 2.1.1 · NAO 2024 art. 2.1 · NAO 2025 art. 2.1 · NAO 2026 art. 2-1
Quatre années de suite. Cinq signatures à chaque fois.
Ce n'est pas une interprétation. La direction l'a écrit elle-même dans sa note d'affichage du 17 janvier 2022, où elle présente la revalorisation des minimums de branche comme l'attribution des augmentations générales. Le préambule de la NAO 2026 rappelle qu'une revalorisation de branche est intervenue en octobre 2025 et qu'une autre était attendue au premier semestre 2026. Ces deux échéances figurent dans le texte signé.
0 €
Négocié au-dessus de la branche
Regardez vos grilles de salaire Indigo. En tête de colonne, une mention : Mini CCNSA. C'est le minimum de la convention collective nationale. Il n'existe aucun minimum d'entreprise au-dessus, sur aucun échelon, ni chez les employés ni chez les agents de maîtrise.
Voilà le résultat de quatre ans de négociations annuelles signées à l'unanimité. Pas un euro arraché au-dessus de ce que le secteur impose à tout le monde.
Année par année
Les minimums de la branche sont publics : ils sont publiés au Journal officiel à chaque avenant. Il suffit de comparer deux grilles pour connaître la hausse obligatoire. Voici la comparaison avec ce qu'Indigo a annoncé.
Comment lire ce tableau. En 2022, la direction écrit elle-même dans sa note d'affichage que les 2,37% attribués aux employés sont la revalorisation des minimums de branche : l'entreprise n'ajoute rien, et c'est elle qui le dit. En 2024, la branche relève ses minimums de 1,13% et Indigo annonce 2,50% : l'entreprise ajoute encore environ 1,4 point au-dessus de son obligation. Puis tout s'arrête. En janvier 2025, la branche relève de 2,02% et Indigo annonce 2,00%. En mai 2026, la branche relève de 1,25% et Indigo annonce 1,20%. Deux années de suite, l'augmentation annoncée par l'entreprise est inférieure à la hausse que la convention collective lui impose déjà.
Ce n'est donc pas une fatalité, et ce n'est pas une question de moyens. En 2024, une négociation apportait encore quelque chose aux salariés. Depuis deux ans, plus rien. Sur la même période, le résultat net publié du groupe a progressé de 63%, à 85 millions d'euros en 2024. Et les cinq organisations ont signé chaque fois.
Sources · Bas de grille ouvriers et employés publié à chaque avenant aux salaires minima de la convention collective des services de l'automobile, IDCC 1090 : 1 765 € au 1er août 2023 (avenant 104), 1 785 € au 1er avril 2024 (avenant 105), 1 821 € au 1er janvier 2025 (avenant 108), 1 853 € au 1er mai 2026 (avenant 110, revalorisation moyenne de 1,25% publiée au Journal officiel du 16 avril 2026). Le haut de grille progresse dans les mêmes proportions à chaque étape, ce qui confirme que la hausse s'applique à toute la grille. Pourcentages Indigo : NAO 2024, 2025 et 2026, article augmentation générale employés.
Qui paie votre augmentation ?
Pour chaque année, la barre violette est ce que la convention collective impose à tous les employeurs du secteur. La barre grise est ce qu'Indigo annonce. Quand la grise ne dépasse pas la violette, l'entreprise n'a rien ajouté.
Imposé par la convention collective
Annoncé par Indigo
2022 note DRH du 17 janvier
L'entreprise n'ajoute rien
2024 avenant 105
L'entreprise ajoute 1,4 point
2025 avenant 108
L'entreprise n'ajoute rien
2026 avenant 110
L'entreprise n'ajoute rien
Ce que ça veut dire, concrètement
Prenons un agent payé au minimum de son échelon, 1 853 € brut en 2026. La convention collective a relevé ce minimum de 1,25%, soit environ 23 € par mois. Son employeur devait les verser, il n'avait pas le choix. Indigo annonce une augmentation générale de 1,20%, soit environ 22 €. Ces 22 € ne s'ajoutent pas aux 23 € de la branche. Ils sont les mêmes euros. L'entreprise a mis son étiquette sur une hausse qu'elle était déjà obligée de payer.
Comment le vérifier soi-même en deux minutes. Prenez votre bulletin de paie, regardez votre échelon. Cherchez le minimum de votre échelon dans la grille de la convention collective, disponible gratuitement en ligne. Si votre salaire de base est au niveau de ce minimum, alors votre augmentation de cette année vient de la branche, pas de la négociation d'entreprise.
Et si votre salaire est au-dessus du minimum, vous touchez bien le pourcentage annoncé. C'est là que se joue l'injustice : ceux qui gagnent le moins sont ceux à qui l'accord n'apporte rien. Le plancher en euros existait justement pour ça. Il protégeait les bas salaires. Il a été supprimé en 2026, signé par les cinq organisations.
Le plancher
42 € → 36 € → 0 €
42 € en 2022, 36 € en 2025 soit 6 € de moins quatre ans plus tard, supprimé en 2026. Sans plancher, un échelon 3 touche environ 22 € bruts.
Prime de tenue
40 € depuis 2022
Fixée par la NAO 2022, identique sur les bulletins de 2024 et de 2026. Quatre ans sans un centime de revalorisation.
Les échelons
14 ans de gel
L'accord de 2024 reconnaît que seuls les échelons de référence étaient utilisés depuis 2010. Le passage à l'échelon intermédiaire est rétabli, mais l'accord précise qu'il ne sera pas automatique.
Les bloqués
Plus de 5 ans
L'accord s'engage à étudier la situation des salariés sans évolution d'échelon depuis plus de cinq ans. Ils reconnaissent donc par écrit qu'une population entière est bloquée.
Ce que ça donne
Rien de plus
Une augmentation qui absorbe la branche, un plancher supprimé, des primes figées, des échelons gelés quatorze ans. Le tout signé par cinq organisations, sans une voix contre.
Les questions que personne n'a posées
- L'enveloppe individuelle de 0,6% budgétée pour les employés en 2026 existe et elle est provisionnée. À qui est-elle attribuée, et selon quels critères ?
- L'article 8 de la NAO 2026 crée une commission de suivi. Elle doit restituer les critères d'attribution des mesures individuelles, la répartition par catégorie et par genre, les changements d'échelon et un point sur les salariés bloqués depuis plus de cinq ans, au plus tard le 30 avril 2026. Ces données ont-elles été demandées ? Publiées ?
- Si l'augmentation générale absorbe la revalorisation de branche, que reste-t-il réellement de négocié pour les salariés payés au minimum de leur échelon ?
Ce que La Relève demandera dès la première négociation : une augmentation exprimée en euros et non en pourcentage, un plancher rétabli, et l'interdiction d'absorber la revalorisation de branche dans le budget d'augmentation. Voir le programme